Sapeurs Pompiers de Chateauneuf du Faou

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la vie d'Chateau

Sapeurs Pompiers de Châteauneuf



Le saviez-vous?



POMPIER

Le terme pompiers désignait à l'origine les personnes chargées d'entretenir et d'utiliser les pompes à bras qui servaient à éteindre les incendies.



SAPEUR

Le terme sapeur, utilisé en France dans le mot: Sapeur Pompier, vient, à priori, du fait, qu'au Moyen Age, les premiers pompiers, n'avaient souvent pas d'autres choix pour sauver le quartier ou une maison brûlait, que d'abattre (saper) les maisons situées aux alentours pour stopper la propagation du feu. D'autres sources, annoncent, que utilisant des haches, des pioches et autres outils, les "sapeurs pompiers" auraient pu être assimilés aux Hommes du Génie".



SOLDAT DU FEU

Cette expression, désigne les hommes qui luttent contre les feux. Elle est aperçu dans les mots anglais: Fireman (hommes du feu) et Firefighter (combattant du feu). Cette expression est de nos jours, encore utilisée pour désigner les sapeurs pompiers même si l'on devrait plutot les appeler les "techniciens de l'Urgence" puisqu'ils n'interviennent plus uniquement sur les feux mais sur les secours à personnes, les accidents et opérations diverses.



LE 18

C'est en 1932 que le numéro 18 est attribué aux sapeurs pompiers et officiellement utilisé à Paris.
Au fil des ans, l'usage du téléphone se développe. Mais si dans les grandes villes, l'appel au 18 relie directement le requérant à la caserne, dans les petites bourgades, c'est à la mairie, chez le chef des pompiers ou encore à la Gendarmerie, qu'aboutit l'appel au 18.
A la fin des années 1980, cette pratique disparait avec la mise en place généralisée des CTA/CODIS qui maintenant gère tous les appels 18.



LA SIRENE

Si les cris d'effroi suffisaient à prévenir une petite cité, la portée du tocsin s'imposa dans les plus grandes. A la fin du Moyen Age, un guet était installé sur des points hauts (clochers, fortifications...). Il avait pour mission principale de surveiller les mouvement des troupes mais pris, petit à petit, une fonction de "guetteur" et signalait toute fumée suspecte. Il se révéla surtout utile la nuit car grâce à des rondes, il devait souffler dans un cor ou sonner les cloches, selon un code prédéfini, pour aviser les gens du quartier, de la présence d'un feu.
Après le service de guet et son tocsin, était apparue la sirène (avertisseur sonore) dont la portée pouvait atteindre 4 à 5 km. La sirène resta pendant de nombreuses années présentes dans les communes pour prévenir la population d'un danger, d'un sinistre mais surtout pour prévenir les sapeurs pompiers qu'ils devaient s'engager. Les soldats du feu furent petit à petit, équipés de dispositifs type "bippers" récepteur sélectif, permettant de signaler une intervention.

Actuellement, les sirènes, ne sont plus utilisées par les sapeurs pompiers du Finistère. Elles sont déclenchées uniquement par la Préfecture, chaque 1er mercredi du mois, pour des essais du réseau national d'alerte. Si toutefois, une catastrophe importante était avérée, la préfecture pourrait prévenir la population grace à ce système d'alerte. La sirène de test ne dure qu’une minute. En cas de réel danger (attaque aérienne, accident nucléaire, événement météorologique dangereux...), le son de la sirène se compose d’un son modulé montant et descendant de trois périodes d’une minute séparées par un silence de 5 secondes. Dans ce cas, les autorités recommandent de se mettre à l’abri dans un endroit, si possible, sans fenêtres, d’arrêter le chauffage ou la ventilation et de se mettre à l’écoute de France Info, France Inter, ou des radios locales.



POURQUOI ROUGE ?

La décision d'adopter et d'imposer la couleur rouge pour l'ensemble des véhicules d'incendie sera adoptée en 1885. Auparavant c'était le vert foncé et le noir qui dominaient. Cette couleurs qui avaient été choisis par les sapeurs pompiers de Paris (souvent précurseurs) car réglementaires du corps du génie. Etant conquis par la couleur rouge vermillon des pompes incendies fabriquées en angleterre pour eux et conscients de leur visibilité lors des interventions et de leur impact sur la population, ils l'adoptent comme couleur officielle. Ce rouge, sera progressivement repis par l'ensemble des corps de sapeurs pompiers de l'hexagone. De nos jours quelques véhicules spécifiques, se distinguent par des couleurs jaune (Véhicule Poste de Commandement par exemple) ou encore orange (Camion Citerne Feux de Forets) dans le but d'être repéré plus facilement et surtout par les renforts aériens.



DECALER

Ce mot en langage sapeur pompier, signifie partir en intervention. L'expression vient du fait qu'avant, on retirait les cales qui immobilisaient les voitures à chevaux en stationnement.



LES CLASSES DE FEUX

Les feux sont classés en 4 catégories qui réunissent des produits combustibles dont le comportement est proche:
- Classe A = matériaux solides: bois, papier, carton, textile, charbon...
- Classe B = matériaux liquides: hydrocarbures, solvants, alcool, graisses, acides...
- Classe C = matériaux gazeux: butane, propane, hydrogène, acétylène...
- Classe D = matériaux métalliques: aluminium, magnésium, sodium



LE TRIANGLE DU FEU

Trois éléments indissociables permettent l’éclosion de l’incendie et entretiennent la combustion:
- le combustible
- le comburant
- l'énergie d'activation

La combinaison de ces trois éléments forme le triangle du feu
Le triangle du feu est une figure géométrique simple qui aide à comprendre le mécanisme de la combustion ; supprimer ou agir sur l'un des éléments du triangle du feu, favorise l’extinction de l'incendie ou tout du moins en atténue les effets:
- Oter le combustible facilite l'extinction par manque de matières à brûler ; - Agir sur le comburant (l'oxygène de l'air) facilite l'extinction par étouffement ; - Retirer l'énergie d'activation stoppe le développement du feu par refroidissement.



LES AMICALES

Une compagnie de sapeurs pompiers n'a pas d'existence juridique et morale: les locaux et le matériel étaient auparavant la propriété des communes et en partie aux SDIS depuis la départementalisation de 2000.
Après la guerre, profitant de la facilité de la loi de 1901, de nombreuses amicales se développèrent dans les compagnies de sapeurs pompiers. Les sommes récoltées (vente de calendriers, recettes de fêtes) alimentaient une caisse servant à acheter du petit matériel (vêtements d'interventions, appareil respiratoire...), à éditer des souvenirs, à organiser de nouvelles manifestations (bal, kermesses...) ainsi que des excursions.
Actuellement les sommes récoltés servent en priorité à payer les cotisations des sapeurs pompiers aux unions départementales, régionales et nationales, à acheter du divers équipements (radio, café, micro-onde...). Une partie de la somme récoltée lors des tournées de calendriers sert également à financer la fête annuelle des sapeurs pompiers, la cérémonie de la Ste Barbe.



SAINTE BARBE

La Ste Barbe, célébrée chaque année, le 4 décembre, est la patronne des Pompiers, des mineurs et de tous métiers en lien avec le feu.
Barbara ou Sainte Barbe aurait vécu au milieu du 3ème siècle à Nicomédie en Asie Mineure, aujourd'hui Izmit, un port de Turquie, sur la mer de Marmara
Elle réussit à s'enfuir, mais un berger découvrit sa cachette et avertit son père. Ce dernier la traîna devant le gouverneur romain de la province, qui la condamna à la torture pour qu'elle renonce à sa foi. Elle fut amenée dans le cirque de Nicomédie sans que les spectateurs, parmi lesquels se trouvaient des chrétiens, ne connaissent son nom.
Comme la fille refusait de renier sa foi, le gouverneur ordonna au père de trancher lui-même la tête de sa fille. Dioscore la décapita et fut aussitôt châtié par le Ciel : il mourut frappé par la foudre. Quand les chrétiens vinrent demander son corps, ils ne purent la nommer que "une jeune femme barbare", d'où son nom.



FUMER COMME UN POMPIER

Malgré ce que l'on pourrait croire, cette expression ne signifie pas que les pompiers fument beaucoup.
Auparavant, les sapeurs pompiers utilisaient des pompes à vapeur pour éteindre les incendies. Celle-ci dégageaient beaucoup de fumées, d'où l'expression: fumer comme un pompier.